J’ai mené deux carrières, une première dans l’enseignement et dans l’éducation et, une seconde, dans le merveilleux monde du journalisme. Dans la première carrière, j’ai œuvré pendant seulement huit années, dont quatre années comme enseignant et quatre années comme directeur d’école. Si j’ai commencé en septembre 1961 comme enseignant à l’école Sainte-Marthe, aujourd’hui l’école Horizon-du-Lac, je suis entré à l’ancien journal LA VICTOIRE en la première semaine du mois d’août 1962.
Par la suite, j’ai fait partie de la première équipe du nouveau journal LA CONCORDE, le 1er octobre 1969, sous la direction de Jean-Claude Langlois, avec le collègue André Roy, notre rédacteur sportif et directeur des relations publiques, ainsi qu’avec Ghislain Lebel et Rita Clermont, tous deux décédés. Drôle de coïncidence, les deux bureaux de LA VICTOIRE et de LA CONCORDE, à mes débuts, étaient situés à la maison Charles-Marsil, rue Saint-Louis, en face de l’église Saint-Eustache. Le journal LA VICTOIRE a déménagé boulevard Arthur-Sauvé et LA CONCORDE au 53, rue Saint-Eustache.
En peu de temps, le journal LA CONCORDE a pris sa place et a mené une saine compétition au journal LA VICTOIRE établi depuis 1948 par M. Paul Sauvé, ex-député de Deux-Montagnes et ex-premier ministre du Québec. Dès les débuts de LA CONCORDE, mon patron et collègue, Jean-Claude Langlois, a rempli les postes de rédacteur en chef et de directeur de la publicité. Mais, comme LA CONCORDE a vite grandi, Jean-Claude a décidé d’ouvrir le poste de rédacteur en chef vers mars 1970. Trouvant difficile de concilier le travail de directeur d’école à temps plein et celui de reporter spécial à temps partiel, j’ai décidé de présenter ma candidature. Très surpris, Jean-Claude m’a demandé mon salaire de directeur d’école en le comparant avec celui qu’il offrait comme rédacteur en chef. Sans discussion, immédiatement, il m’a répondu qu’il n’acceptait pas de diminuer le salaire d’un travailleur et il m’a offert le même salaire que celui de directeur d’école.
Je n’ai jamais regretté cette décision où j’ai débuté ce travail à temps plein le 1er juillet 1970, puisque le 2 février 1971, Jean-Claude a acheté LA VICTOIRE et THE VICTORY, éliminant ainsi la compétition. Pendant mes 40 années au Groupe JCL, je me suis toujours amusé dans mon travail de composition, de correction, de montage, de coordination et d’accueil des citoyens. La seule difficulté dans mon travail a résidé dans le fait de me lever à 4 h 30 depuis que je demeure dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil.
À partir de mon entrée à LA VICTOIRE jusqu’à aujourd’hui, j’ai dû m’adapter à au moins quatre étapes d’écriture. J’ai effectivement commencé mon travail de composition comme correspondant local de Sainte-Marthe-sur-le-Lac avec une machine à écrire manuelle Olympia, puis ensuite avec une machine à écrire électrique IBM, par après un portable Tandy et, enfin, un ordinateur Macintosh. Sur le plan pratique, même si j’ai appris une méthode d’écriture avec les dix doigts au collège Laval, je me suis toujours servi que de trois doigts, le majeur droit pour la grande majorité des frappes et les deux pouces pour les lettres majuscules et les espaces.
J’ai adoré mon travail, et comme j’ai toujours apprécié la politique, mes couvertures préférées ont touché à la politique municipale et régionale comme les conseils municipaux, le dernier celui de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, et la MRC de Deux-Montagnes. Par contre, les textes sur la condamnation pour fraudes de deux anciens secrétaires-trésoriers de la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac se sont avérés les deux plus difficiles de ma carrière parce que je connaissais bien les deux anciens employés.
Avant de quitter le Groupe JCL, je veux remercier Jean-Claude Langlois qui m’a engagé à LA CONCORDE, le 1er octobre 1969, et qui m’a accordé, à un moment, la semaine de quatre jours au même salaire, sans oublier les quatre codirecteurs généraux, Carole Côté, Serge Langlois, Claude Langlois et Michel Langlois, qui m’ont permis de poursuivre pendant plusieurs années le travail le plus intéressant au monde. Aussi, je tiens à remercier tous les employés, Benoît Bilodeau, Nathalie Roy, André Roy, Martin Leclerc, Josianne Haspeck, tous les pigistes et les photographes avec lesquels j’ai travaillé, ainsi que ma conjointe, Francine Morand, qui m’a toujours soutenu et encouragé.
D’autres remerciements s’adressent au député de Deux-Montagnes, M. Benoit Charette, et à la députée de Mirabel, Mme Denise Beaudoin, qui m’ont proposé comme bénéficiaire de la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec avec mes deux collègues, Jean-Claude Langlois et André Roy. Cette reconnaissance de mon travail et de mon action communautaire bénévole me touche et marque bien une fin de carrière.
Même si je prends ma retraite, je poursuivrai mon bénévolat comme administrateur et publiciste de la Fondation Émile-Z.-Laviolette. Avec MM. Jean-Jacques Bouchard, premier directeur général bénévole, et Michel Gauvin, actuel secrétaire de la Fondation, je suis le demandeur de la charte pour la naissance de la Fondation Émile-Z.-Laviolette. Je suis donc demeuré attaché à l’œuvre de la Fondation qui aide les enfants démunis avec des projets comme entre autres le Casse-croûte matinal et la Boîte à lunch.
L’été prochain, la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac mettra sur pied des activités qui souligneront le 50e anniversaire de la Municipalité, née le 1er janvier 1960. La mairesse, Me Sonia Paulus, m’a assuré qu’elle m’invitera comme originaire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac où j’ai vécu les 30 premières années de ma vie, sans oublier ma longue couverture des séances des différents conseils municipaux, à partir de celui du maire fondateur, M. Hervé Larocque, jusqu’aux siens, avant le 1er novembre dernier et depuis sa réélection. Enfin, la relève est assurée depuis longtemps: le collègue Benoît Bilodeau deviendra rédacteur en chef, appuyé par le collègue Martin Leclerc comme rédacteur en chef adjoint, et Nathalie Roy comme secrétaire à la rédaction. Finalement, la collègue Josianne Haspeck remplacera l’un des deux collègues en vacances comme rédactrice en chef adjointe. Amis lecteurs, je vous salue donc pour une dernière fois!
D'une montagne à l'autre: le moment est venu...
Il arrive un moment dans la vie où un travailleur décide d’arrêter. À 70 ans, après de mûres réflexions, ce moment m’est venu en septembre dernier afin de prendre concrètement ma retraite le vendredi 26 février 2010. Je travaille à temps plein depuis septembre 1961, soit depuis 49 ans. Il est donc temps de laisser ma place à la relève et de me reposer.
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