Des investissements de l’ordre de 1 à 1,5 million sont prévus pour réaliser ce projet qui sera situé à Saint-Jérôme, mais qui prévoit développer d’autres points de service pour une vocation plus régionale. Le comité qui y travaille depuis presque un an est composé de six citoyens déjà impliqués dans des organismes du milieu.
Les coopératives doivent naître du désir des gens du milieu. «Autant d’étincelles qui permettent à un groupe de s’organiser. On est content d’avoir un comité promoteur dans la région des Laurentides», a affirmé Jean-Yves Lessard, conseiller en développement coopératif à la Fédération des coopératives funéraires du Québec.
Le projet fait suite à une étude de marché de la part de la Fédération. Il s’est avéré que la région des Laurentides n’offrait pas ce type de services, et que l’âge de la population y est plus élevé qu’ailleurs. La concentration des personnes de 65 ans et plus serait de l’ordre de 28 % comparativement à 12 % pour l’ensemble du Québec.
Sophie Gilbert, représentant le comité, a partagé les raisons de son implication dans un tel projet. «La coop offrira des services funéraires complets avec une économie sur les services et une approche axée sur les besoins des personnes endeuillées. C’est un aspect important dans un processus de deuils dénué d’intérêt financier.»
La coopérative funéraire permettra d’avoir accès à tous les services sous un même toit. Elle comptera deux salons d’exposition, une salle de réception, une chapelle, un columbarium et un laboratoire de thanatopraxie. Les citoyens intéressés pourront acheter deux parts sociales au coût de 10 $ chacune et ainsi devenir membres, ce qui leur permettra de participer aux assemblées générales annuelles et de s’impliquer au sein du conseil d’administration.
«Nous en sommes au recrutement des membres. Notre objectif est de 300 membres. Une assemblée de fondation se tiendra en novembre prochain», indique Sophie Gilbert. Ce nombre de membres est nécessaire avant de commencer à trouver un site pour l’implantation de la coopérative, souligne Jean-Yves Lessard.
L’idée de la coopérative est d’offrir une alternative aux services funéraires, en plus d’être gérée par les utilisateurs et d’avoir un pouvoir d’achat plus grand. Sophie Gilbert souligne que si, au Québec, le coût moyen des services funéraires se situe à 5 700 $, pour les coopératives le montant est de 3 700 $. Une économie importante.
Au Québec, on compte 30 coopératives funéraires pour un total de 50 au Canada. Présent depuis plus de 60 ans, les coopératives funéraires possèdent 15 % de ce marché. On opine que cette formule est intéressante puisqu’elle permet d’équilibrer le marché et d’avoir un impact sur les prix des funérailles. Pour obtenir davantage d’information sur le projet, contactez Yvon Robert au 450-592-2476.



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