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Un prix Monarque pour la formation de la main-d’œuvre

Photo Michel Chartrand - Le personnel de CÉSAME Deux-Montagnes: Annik Lefebvre, Annie Despins, Caroline Bastien, Chrysis Derche et Jessica Bergeron Martel. Absents sur la photo: Marsha Baxter et Robert Miller.

Photo Michel Chartrand - Le personnel de CÉSAME Deux-Montagnes: Annik Lefebvre, Annie Despins, Caroline Bastien, Chrysis Derche et Jessica Bergeron Martel. Absents sur la photo: Marsha Baxter et Robert Miller.

Dany Cloutier
Publié le 29 Juillet 2011
Publié le 29 Juillet 2011
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CÉSAME Deux-Montagnes

LES BONS COUPS D'ICI (NDLR) — Le Regroupement pour le développement social (RPDS) de la région Deux-Montagnes et du sud de Mirabel a livré, au printemps dernier, un cahier des bons coups réalisés par 25 organismes au cours de l’année 2010-2011. Votre journal L’ÉVEIL en a choisi huit et vous livrera huit reportages dans ses éditions des mois de juillet et d’août.

Sujets :
CÉSAME , Centre pour l’enfance , Chambre , MRC de Deux-Montagnes , Saint-Eustache , Mirabel

Le Centre pour l’enfance en santé mentale (CÉSAME) de Deux-Montagnes a remporté le Monarque «Entreprise favorisant la formation de la main-d’œuvre» de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Eustache–Deux-Montagnes–Sainte-Marthe-sur-le-Lac à l’automne 2010.

L’organisme qui intervient auprès d’enfants aux prises avec des difficultés de développement et qui soutient les parents dans leur rôle, principalement chez les 0-5 ans, a en effet réussi à réunir d’autres organismes qui œuvrent dans le domaine communautaire dans la région pour obtenir une formation en intervention.

La directrice de l’organisme, Caroline Bastien, considère comme très importante la possibilité d’obtenir de la formation pour les intervenants et intervenantes qui travaillent chez CÉSAME. «Notre équipe, dit-elle, a profité de différentes formations, notamment, sur le dépistage et l’intervention précoce du langage et les intelligences multiples, le développement de la motricité fine et les troubles envahissants du développement.»

Des contraintes d’ordre budgétaire font en sorte que l’organisme, qui remplit sa mission grâce à des subventions et au soutien de donateurs privés de la région, n’avait pas nécessairement les moyens de se payer une formation à lui seul. Il a contourné le problème en réunissant d’autres organismes de la MRC de Deux-Montagnes et du sud de Mirabel.

Un objectif derrière chaque intervention

Une visite des locaux de l’organisme, en compagnie de l’intervenante Jessica Bergeron-Martel, nous a fait comprendre comment chaque activité avec les enfants est pensée en fonction d’exploiter l’une ou l’autre des sphères d’intervention portant sur les habiletés (affectif, moteur, intellectuel et communication) et l’acquisition de comportement socialement adéquat.

En tout, dans le cas des enfants de trois à cinq ans, 42 points d’intervention sont étudiés durant les quatre premières semaines d’atelier, qui en comprend 34 en tout, à raison de quelques heures chaque semaine. Les enfants sont par la suite stimulés en lien avec ces 42 éléments, puis réévalués au cours des quatre dernières semaines du séjour de l’enfant pour vérifier les changements intervenus pendant toute la durée des ateliers.

Durant ces 34 semaines d’intervention, deux intervenantes s’occupent de huit enfants. L’objectif derrière ces interventions est de préparer les jeunes pour que leur entrée à l’école primaire soit une réussite. Les familles desservies par CÉSAME sont aux prises avec une certaine forme de vulnérabilité qui peut se traduire par des conditions économiques difficiles, un faible taux de scolarisation, une situation de crise familiale, de la détresse psychologique, etc.

Services bilingues

Bon an mal an, CÉSAME aide plus de 70 enfants tout au long de ses ateliers, qui sont offerts en français et en anglais. L’organisme communautaire, situé en bordure du chemin de la Grande-Côte à Saint-Eustache, a aussi tenu 83 rencontres avec les parents à domicile. Comme de nombreuses ressources, il est aux prises avec une liste d’attente. Fait à noter, un nombre croissant de garçons font partie du programme. Alors que la répartition des sexes était assez égale auparavant, la directrice a signalé que pour l’année dernière, 66 % des enfants qui suivaient des ateliers étaient des garçons, alors que les filles représentaient 34 %.

 

 

 

 

 

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