C’est en s’associant avec le Centre national du transport avancé de Saint-Jérôme et Brioconcept de Laval que l’entreprise eustachoise a pu remporter ce projet, a mentionné Stéfan Baumans, président et chef de la direction de B3CG.
«On s’est trouvé deux alliés et c’est en s’associant qu’on a pu remplir l’appel d’offres et la gagner. Cela fera de la région la tête de pont pour l’énergie du futur dans le domaine du transport», a-t-il ajouté.
Le projet consiste à développer le concept d’échange d’énergie entre le véhicule et le réseau, et le véhicule et la maison.
«L’IREQ lance de nouvelles idées qui ont un intérêt dans le marché de l’énergie. Actuellement, le concept est exploré au Japon et en Europe. Hydro-Québec veut développer une expertise québécoise en la matière afin de demeurer un leader dans l’électrification des transports», a expliqué le porte-parole d’Hydro-Québec, Mathieu Rouy.
Un véhicule d’essai sera construit et sera assemblé à l’IREQ. Le projet, étalé sur 24 mois, prévoit que c’est à l’hiver 2012-2013 que le véhicule devrait voir le jour «pour obtenir des données sur toutes les saisons», a spécifié M. Rouy.
La filiale TM4 fournira le système de moteur électrique de dernière génération et ce sont les matériaux brevetés par l’IREQ (phosphate de fer lithié) qui seront utilisés pour la batterie qui, elle, sera développée par B3CG.
L’entreprise aura à travailler sur une batterie de puissance, avec son système de gestion, et un chargeur bidirectionnel permettant autant de se recharger que de fournir de l’électricité au réseau.
L’idée de ce projet est de permettre un échange véhicule-réseau entre l’énergie dans les batteries de véhicules rechargeables comme une source d’appoint au réseau électrique comme celui d’Hydro-Québec pendant les pointes de consommation.
De l’autre côté, l’échange d’énergie véhicule-maison, permettrait au propriétaire d’utiliser la batterie électrique du véhicule comme source d’électricité temporaire, comme une forme de génératrice.
«Nous aurons deux défis: celui de la durabilité de la batterie et de la sécurité totale. Chaque cellule doit être calibrée ensemble. Il faudra contrôler la chaleur. Ce n’est pas simple, particulièrement avec nos hivers», d’expliquer M. Baumans.
Une nouvelle usine est à venir avec un niveau de sécurité plus élevé, tel que des caméras infrarouges pour contrôler la chaleur des cellules. Une nouvelle entité de l’organisation verra donc le jour, B3CG Énergie.
Pour l’entreprise de Saint-Eustache, il s’agit là d’une opportunité pour développer des niches spécialisées comme celle des véhicules électriques pour le transport collectif urbain, d’urgence ou minier. «Il y a une place à prendre», a déclaré, enthousiaste, Stéphan Baumans.
Précisons que B3CG est un fournisseur de solutions relatives à l’assemblage de câbles électriques, de harnais complexes et d’ensembles électromécaniques destinés aux secteurs du transport, de l’appareillage médical, de l’équipement industriel et de l’énergie verte.



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