Pourtant, il amorce la dixième année d’existence de son entreprise, Technologies RT, spécialisée dans la téléphonie, les systèmes d’alarme et les caméras de surveillance, ainsi que dans les câblages reliés à ces services technologiques.
Après un diplôme d’études collégiales en électrotechnique, Robert Trottier se trouve un emploi dans son secteur, en téléphonie, dans une multinationale. Alors âgé de 20 ans, le technicien se satisfait de travailler en téléphonie et de pouvoir décrocher de son emploi une fois la journée terminée.
«Je voyais mon père travailler avec acharnement dans le verger et faire des journées de fou», se rappelle-t-il, ne voyant pas l’attrait d’être son propre patron.
Pendant la dizaine d’années qui ont suivi, il a toujours travaillé comme technicien au sein de diverses entreprises. C’est en 2002, avec le krach boursier attribuable à la bulle Internet, qu’il perd son emploi au sein d’une firme de consultants. Celle-ci essaie de lui trouver un autre emploi sans succès. Il se retrouve au chômage sans aucune optique d’embauche. «J’ai songé à suivre une formation de camionneur, mais au bureau de l’assurance-emploi, on m’a dit qu’on me couperait mon chômage parce que je ne serais pas disponible à me trouver un emploi dans mon domaine», raconte celui qui est natif de Saint-Joseph-du-Lac.
En février 2003, il fait le saut. «Si personne ne veut me donner de l’ouvrage, je vais le générer», affirme-t-il.
Il a donc fait appel au Soutien au travail autonome (STA), un programme d’aide financière d’Emploi-Québec pour élaborer son plan d'affaires et fonder son entreprise. Le jour de ses 33 ans, le 28 février, il apprend qu’on lui octroie cette aide: son entreprise verra le jour.
«Je suis né dans une famille d’entrepreneurs. Mes oncles sur le côté de ma mère sont en affaires. Mon grand-père, Paul-Émile Bélisle, a lancé les Pétroles Bélisle. Sur le côté de mon père, c’était des pomiculteurs», illustre-t-il, indiquant avoir fait appel au programme de mentorat du Centre local de développement (CLD) de la MRC de Deux-Montagnes. C’est le notaire Guy Bélisle, un petit cousin, qui lui prodigue quelques conseils.
La vie d’entrepreneur n’est pas toujours rose. Les embûches peuvent venir de partout et quand on s’y attend le moins. Depuis deux ans, Robert Trottier navigue dans les dédales judiciaires, poursuivant un ancien associé, qui s’était joint à l’entreprise en 2007.
«Je n’ai pas le choix de continuer après ça. Qui va payer mes comptes autrement? On travaille plus fort. On se bâtit une clientèle», mentionne-t-il.
Même s’il ne cache pas son amertume, il ne regrette pas de s’être lancé en affaires. «Je n’avais pas le choix. Je suis dans ma dixième année. Il n’y a pas eu que de mauvais coups. À travers les autres moments, il y a eu de belles choses sinon je ne serais plus là», estime-t-il.
Fier de son entreprise, il avoue qu’il faut être fait solide pour être maître de sa destinée professionnelle. «Il faut être persistant, motivé, fonceur. Il ne faut pas avoir peur de l’inconnu. Ça prend de l’énergie», conclut-il.
Nom du propriétaire: Robert Trottier
Nom de l'entreprise: Technologies RT
Date de création: avril 2003
Nombre d'emplois: 2
Sphère d'activité: vente, installation et services en téléphonie, systèmes d’alarme et caméras de surveillance



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